La généalogie d'Hervé
" Lorsqu'on regarde sa vie passée,
on croit voir sur une mer déserte
la trace d'un vaisseau qui a disparu. "
François René de Chateaubriand
La généalogie d'Hervé
" Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli. "
Victor Hugo

J'ai rencontré Charles Auguste Delourme par hasard lors du feuilletage des mariages de Québec lorsque je cherchais une personne en particulier entre deux années. La lecture de son nom en marge m'a interpellé pensant que le rédacteur s'était trompé dans l'orthographe de son nom, transformant Delorme en Delourme. Le nom Delorme du Québec est issu d'une famille souche or il est bien précisé dans l'acte qu'il est originaire de Roubaix ce qui fait qu'il ne peut être un Delorme. En parcourant certaines bases de données du Québec, le nom de Charles Delourme est transformé pour Delorme pour l'ajuster au standard des noms du Québec, quelle erreur. Voici donc son histoire :

Charles Auguste Delourme est né le 21 novembre 1884 à Roubaix (Nord, France) fils de Charles Auguste et de Clémentine Maertens, Il avait pour frère et sœurs Henri, Lucie, Caroline, Clémentine et Madeleine. Je n'ai pas trouvé de documents concernant sa jeunesse, mais il se fait remarqué très tôt à l'âge adulte comme ainsi inscrit sur sa fiche matricule :

Fiche matricule de Charles Auguste Delourme - AD du Nord

Il fut condamné :
1. par le tribunal de Lille le 10 avril 1902 à 6 mois de prison pour vol (sursis) ;
2. par le même tribunal le 30 septembre 1904 à 6 mois de prisons pour vols ;
3. par le tribunal de Douai le 9 septembre 1905 à 4 mois de prison pour complicité de vol.

Il fut appelé à l'activité militaire le 6 novembre 1905 qu'il n'a pas rejoint car il fut reconnu en détention et il sorti de prison le 19 décembre 1905. Ainsi il semblerait que sa vie d'adulte commença mal. L'armée a donc décidé de mater le jeune homme car il fut envoyé au 5e Bataillon d'Infanterie Légère d'Afrique (il fut dirigé librement le même jour pour Marseille) qu'il intégra le corps le 8 janvier 1906 avec le matricule 5819. Les Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique furent destinés à un certain type de soldats s'étant rendus coupables de crimes ou délits durant leur service ou leur engagement. Ces soldats étaient considérés par l'autorité militaire comme étant susceptibles de se racheter ou de s'amender afin de pouvoir s'intégrer dans les corps "normaux" de l'armée française.

Position du 5e Bataillon d'Infanterie Légère d'Afrique de l'année 1906.

 

Il fut passé sous ordre le 19 décembre 1907 au 48e Régiment d'Infanterie (Division du Chef de Bataillon Commandant le 5e Bataillon d'Afrique délégué en date du 18 décembre 1907).

Il reçu le certificat de bonne conduite accordé pour les campagnes effectuées en Tunisie du 3 janvier 1906 au 19 décembre 1907, puis envoyé dans la disponibilité le 19 décembre 1907 dans le 127e Régiment d'Infanterie de Lille. Charles Delourme s'est donc rachetée une bonne conduite après un séjour de presque deux ans en Afrique.

Il ne perdit pas de temps à fuir son passé, il émigra au Canada en 1908 et le 16 novembre 1908 il se maria à Notre-Dame de Québec à l'âge de 24 ans avec Louisa Fortin, âgée de 16 ans (au recensement de 1911, née en janvier 1892), fille de feu Joseph Fortin et de Mathilde Fortin domiciliée du même quartier que Charles, il est domicilié de St-Charles-de-Limoilou (quartier de Québec). Ils ont bénéficié des trois dispenses de bans pour bonne raison avec le consentement de la mère de l'épouse. Les deux témoins sont des amis de l'épouse.

Charles Delourme et Louisa Fortin vers 1912 (Propriété de Mme Diane Chartrand/Marcil)

La jeune épouse a dû tomber sous le charme de cet homme aux yeux bleus, de son teint mat et foncé africain.

Registre des baptêmes de La Malbaie, Québec. Ancestry

Mais à bien regarder du côté de Louisa, il semblerait qu'elle fut une orpheline, le seul acte de naissance d'une Marie Louise Fortin fille de Joseph et de Mathilde se trouve à La Malbaie, daté du 20 janvier 1890. Le nom des parents ont été rayés et la marge stipule que Marie Louise est inconnue et de parents inconnus. Une demoiselle Mathilde Fortin épousa Gabriel Rancher, un autre français, le 29 Juillet 1908 à Notre-Dame-de-Québec, domiciliée de Saint-Roch-de-Québec. Une autre fille prénommée Marie Anna fut baptisée le 25 août 1901 à La Malbaie de parents inconnus, les parrains sont de la famille Fortin. Elle se marie mineure à Montréal avec Édouard Lépine le 4 septembre 1916. Est-ce que demoiselle Fortin est la mère adoptive de Louisa et de Anna, veuve de Joseph Fortin, s'ils ont été vraiment mariés ? Mathilde Fortin décéda le 15 novembre 1910, âgée de 43 ans. Son mari Gabriel est cité mais pas ses enfants.

À la vue des différents annuaires de Québec, Charles occupe la profession de forgeron puis il a le statut de journalier, sans doute dans la même profession, et il n'a pas quitté la capitale.

Annuaire Marcotte de Québec, 1909 - BAnQ

Annuaire Marcotte de Québec, 1910 - BAnQ

Fiche Matricule

Annuaire Marcotte de Québec, 1911 - BAnQ

 

Recensement du Canada de 1911 - Ancestry

    Nom Prénom Adresse  Sexe Rôle Statut Mois Année Âge Pays Immigration Naturalisation
151 188 Delourme Charles 283 du Roi M chef m nov 1884 29 France 1908 Pas
      Louisa   F épouse m janv 1892 19 Canada    

Recensement du Canada de 1911 - Ancestry

Profession

Emploi

supplémentaire

Patron Employé  

Nombre de

semaines à l'emploi

 

Heures de travail

par semaine

  Salaire
Journalier 1-9-00 non oui   52   57   300
aucun                  

Charles ne semble pas avoir fait quelques manchettes de journaux à Québec, il n'a pas eu d'enfants non plus avec Louisa. Ainsi il a eu une vie normale et rangée au moins jusqu'en août 1914. Les nouvelles des événements de ce qui se passent en Europe sont diffusées en Amérique du Nord, tout le monde en est bien conscient et tout aussi fébrile, les quelques heures de décalages horaires n'empêchent pas les nouvelle arriver en temps réel car ...

Le Canada, édition du 2 août 1914. BAnQ

Pendant toute la nuit du 1er au 2 août, l'activité fut grande au Consulat général de France à Montréal. Le personnel était là au complet et il ne suffisait par à répondre aux appels téléphoniques des Français de la métropole, naturellement impatient de connaître les dernières nouvelles. A minuit, les renseignements obtenus au Consulat et aux bureaux des journaux étaient encore suffisamment imprécis pour que l'on gardât un peu d'espoir, mais à mesure que les heures passaient, la situation s'aggravait sans cesse. A quatre heures du matin, le Consul général et l'ordre de mobiliser tous les français du Canada pour la défense de la patrie menacée.

Dès sept heures, le dimanche matin, ceux qui passèrent rue Ste-Catherine-Est, à Montréal, aperçurent un immense placard affiché à la porte du journal "La patrie". C'était l'ordre de la mobilisation générale, appelant tous les Français aux armes. Voici ce document, tel qu'il fut affiché à Montréal le matin du deux aoûts 1914 et publié dans tous les journaux du lundi, 3 août :

ORDRE DE MOBILISATION

Le Consul de France à Montréal informe les citoyens français mobilisables que la mobilisation générale vient d'être décrétée.
En conséquence, tous les Français mobilisables ont à agir conformément aux instructions contenues dans leur fascicule de mobilisation et à se rendre en France par la voie la plus courte, sans attendre d'ordre individuel.
Ceux qui n'auraient pas les moyens de se mettre en route recevront un ticket de chemin de fer à l gare la plus proche - sur présentation à l'employé de leur fascicule de mobilisation - et se présenteront au consulat général de France à Montréal, où ils devront; par certificat authentique, justifier de leur manque de moyens pour rejoindre leur corps, et où ils recevront les instructions.

CEUX DES FRANÇAIS MOBILISABLES SE TROUVANT DANS CE DERNIER CAS ATTENDRONT CEPENDANT, AVANT DE PARTIR POUR MONTREAL, UN NOUVEL AVIS QUI SERA INCESSAMMENT PUBLIE DANS LES JOURNAUX PAR L'AUTORITE CONSULAIRE.

Dans les circonstances présentes, où c'est l'existence même de la Patrie qui est en jeu, il n'y a pas de doute que chaque Français ne fasse tout son devoir.
LE CONSUL DE FRANCE
Gérant du Consulat général.
L. RAYNAUD

Le même appel fut publié dans toutes les grandes villes du Canada.

Dans les jours qui suivirent la publication de l'ordre de mobilisation générale, les français immigrés se sont réunis en liesse convaincus que cela ne serait une affaire de quelques semaines, il parait que ce fut une fête. Les journaux canadiens rapportaient depuis longtemps les faits qui se passaient en Europe, les mouvements militaires et les différentes tensions entre les pays. Mais l'idée qui en était faite était loin d'être la réalité. La ville de Québec annonça le lendemain l'ordre de mobilisation générale, là aussi il y eut une fête.

Presque chaque jour, quelles que fussent les nouvelles reçues de France, la foule des réservistes français s'assemblait devant le consulat de France ; on s'échangeait ses impressions, on discutait les événements avant de se séparer, on parcourait les rues de la ville en chantant la Marseillaise et le Chant du Départ, nos amis canadiens se mêlaient à nos groupes et grossissaient nos rangs.
Enfin la nouvelle tant attendue arriva ; notre départ était proche. Au lieu d'un paquebot, le consulat en avait nolisé deux : la "Caroline" de la Compagnie générale transatlantique, et le Venezia de la Compagnie Fabre : le premier lèverait l'ancre de le 19 août et le second le surlendemain. Dans leur fiévreuse impatience tous les Français voulaient prendre le premier navire ; ils furent judicieusement répartis entre les deux départs.

Chalres Delourme quitta Québec sur un des deux bateaux mis à la disposition des réservistes français au Canada. Il passa deux terribles années au front dans le 43e et le 127e Régiment d'infanterie.

Il fut condamné le 22 mars 1915 par le conseil de guerre de la Division d'Infanterie à Champigneul (Marne) à deux ans de prison pour abandon de poste sur un territoire en état de guerre et de siège. L'exécution a été suspendue et il fut placé au 127e Régiment d'Infanterie le 24 mars 1915, qui fut son régiment de disponibilité avant qu'il ne quitte sa période en 1907.

Il écrivit souvent à Louisa, sa Chère petite femme comme il aimait ainsi la nommée dans ses lettres. Une trentaine de ses lettres ont été conservées par les descendants de Marie-Anna, sœur de Louisa (une gracieuseté de Madame Diane Chartrand/Marcil) retranscrites dans la frise ci-dessous. Il ne parla pas de sa condamnation à Louisa.

 

 

C'est durant la bataille du Nord que Charles Delourme fut tué dans le secteur de Hardecourt Maurepas (Somme) lors d'une reconnaissance des lignes ennemies.

Citation : Cité par l'ordre de la Brigade numéro 4 du 7 juin 1915 "À la tombée de la nuit sous le feu des mitrailleuses allemandes est sorti de la tranchée pour aller ramasser le lieutenant Tromont grièvement blessé. A porté cet officier dans la tranchée puis est reparti chercher d'autres blessés".

Citation : cité Of 127e Inf. N156 - "Le 3 sept 1916" a demandé à accomplir les missions les plus périlleuses s'est porté en reconnaissance en avant des lignes et est touché mortellement frappé"
Croix de guerre. Avis du ministère de la guerre 9x1658 du 24 septembre 1916. Notifié par le corps le 6 février 1917.

Campagne contre l'Allemagne du 14 septembre 1914 au 3 septembre 1916.

Charles Delourme fut cité dans le livre d'or des réservistes français du canada. Il est inscrit sur une des plaques commémoratives 1914-1918 de l'église Saint-Joseph de Roubaix, dans le Livre d'Or du ministère des pensions (Relevé n° 56302), ainsi que cité Mort pour la France

 

Livre d'or des réservistes français du Canada

Croix de guerre 1914-1915 avec fourragère et une citation

 

Le 127e Régiment d'Infanterie eu la citation suivante, à l'Ordre de l'Armée :
" Sous l'impulsion énergique et personnelle de son Chef, le Général Rauscher, la 1re Brigade d'Infanterie, comprenant le 127e d'Infanterie, sous le commandement du Lieutenant-Colonel Pravaz, après avoir soutenu, pendant douze jours, un bombardement incessant sur un terrain presque sans abri, a, le 3 Septembre 1916, mené avec un entrain et une énergie admirables, une attaque qui a enfoncé les lignes allemandes sur 2 kilomètres de profondeur; s'est maintenue sur les positions conquises malgré les violentes réactions de l'adversaire ; a infligé à l'ennemi des pertes cruelles, fait de nombreux prisonniers et enlevé un grand nombre de mitrailleuses."

Charles avait mal commencé sa vie comme voleur, envoyé en prison puis maté en Afrique lors de ses obligations militaires pour y être punit. Il s'en sort avec une lettre de bonne conduite. Il quitte, ou fuit (on ne le saura vraisemblablement jamais), la France pour le Canada et s'installa paisiblement aux côtés de Louisa Fortin, il eut un bon métier. La première guerre mondiale le fit repartir en France où il séjourna deux ans dans les tranchées face à l'ennemi. Il pensa chaque jour à Louisa et s'inquiéta à son sujet, de la sœur de Louisa qui se maria trop jeune, de ses lointains amis qui le laissa tomber petit à petit. L'ennui ou la rage l'oblige à déserter son poste en temps de guerre qui lui a failli coûter deux autres années de prison. Il voit sa peine annuler car il est versé dans un autre régiment et sauve quelques officiers blessés. Il fut blessé à son tour à la main et il se considère comme malchanceux parce qu'on ne le laisse par repartir au Canada suite à cette blessure. Pour lui c'en est trop, il demande de participer aux opérations les plus périlleuses, il a sans doute hâte d'en finir. Une opération de reconnaissance lui a été fatale, c'est lors de la préparation de  l'attaque du 3 septembre à Maurepas qu'il fut tué. Charles est mort en Héros !

 

Sources :

1. Archives départementales du Nord, État civil des naissances, Roubaix - 1 Mi EC 512 R 023.

2. Archives départementales du Nord, Registres Matricule LILLE - 1R 2784, fiche 6432.

3. Registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec (Collection Drouin), Notre-Dame de Québec, 1908, Mariage 79.

4. Recensement du Canada, 1921. Ancestry.

5. Bibliothèque et archives du Canada.

6. Annuaires Marcotte, BAnQ.

7. Livre d'or des réservistes français du Canada, publié sous les auspices des "Sac-au-dos de 1914" (Société des vétérans français de la Grande guerre), BAnQ.

8. Historique du 127ème RI, Anonyme, P. Fassiaux-Dufrenne, 1920

9. Les Bat d'Af " Les joyeux ", La Légende des mauvais garçons, de Feriel Ben Mahmoud.

10. Mémorial GenWeb.

11. Mémoire des Hommes.

12. La photo de Charles Delourme avec Louisa Fortin ainsi que les lettres de Charles sont la propriété de Madame Diane Chartrand/Marcil qui a bien voulu les partager pour cet article, avec mes remerciements.

 

  Et vous, avez-vous un héro dans votre famille ?

Commentaires   

0 #7 Diane Chartrand 10-03-2015 21:47
Bonjour à vous M. Hervé ainsi Mme Gisèle Vézina. Votre récit M. Hervé est très bien fait et vous avez trouvé beaucoup d'informations que je n'avais et n'aurais surement pas trouvé. Je suis la petite fille de Marie-Anna Fortin. Je désirais seulement faire une petite correction sur les parents de Mathilde Fortin. Son père Joseph a eu un seul mariage soit avec Emile Guérin. Emile est décédée le 15 avril 1900 et Josep le 13 janvier 1906 tous les deux à La Malbaie. Joseph est né le 11 octobre 1817. Il était le fils de Joseph Fortin et Quérie ou Quérille Boivin. Le père de Joseph Fortin, lui a cependant eu trois mariages. Il a épousé Marie-Anne Gagnon le 9 mars 1806. Devenu veuf et a par la suite épouse, Guérie Boivin, le 24 septembre 1816, puis il s'est remarié avec Marie-Gagné le 18 octobre 1834.
Citer
0 #6 Hervé 21-02-2015 10:55
Citation en provenance du commentaire précédent de Gisèle Vézina :
Mathilde Fortin épouse de Gabriel Rancher est née le 14 déc. 1865 à St-Fidèle, Charlevoix, fille de Joseph Fortin et d'Émilie Guérin. Ce Joseph Fortin se marie trois fois dont le premier mariage avec Léolie Bilodeau, le 10 fév. 1846 à la Malbaie mariage déclaré nul. Puis il épouse Émilie Guérin 1851 (Malbaie) et Madeleine Bouchard 1868 (Roberval).

Quand Louisa se remarie à Montréal (St-Jacques) avec Armand Carrier, le 2 août 1921, son témoin est son beau-frère Edouard Lépine, époux de Marie-Anna. Donc consédérées comme les deux sœurs.

Au baptême de Marie-Anna à la Malbaie en 1901, sa marraine Oliva Thivierge, est la belle-soeur de Mathilde, épouse de son frère Thomas et tous les deux enfants de Émilie Guérin.

Gisèle Vézina généalogiste de l'Association des Fortin d'Amérique. J'ai épousé un Fortin, j'ai épousé tous les autres...

Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Je pense que toutes ces informations vont intéresser madame Marcil/Chartrand, qui m'a donné les lettres de Charles, elle est descendante de Marie-Anna. Comme dit dans la réponse de votre message précédent, je vais principalement m'intéresser aux maris d'origine française car des descendants éloignés (arrières-petits-cousins) ne connaissent pas ce côté historique québécois de leurs aïeux !
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0 #5 Hervé 21-02-2015 10:45
Citation en provenance du commentaire précédent de Gisèle Vézina :
Voici quelques renseignements supplémentaires. Mathilde Fortin épouse de Gabriel Rancher est née le 14 décembre 1865, fille de Joseph Fortin et d'Émilie Guérin. Je Joseph contracte un premier mariage avec Léolie Bilodeau, le 10 février 1846 à La Malbaie, acte annulé. Il se remarie deux autres fois, Émilie Guérin, le 4 nov. 1851 et Madeleine Bouchard le 21 avril 1868 à Roberval
Or, Louisa Fortin se remarie à Montréal avec Armand Carrier, le 2 aoùt 1921, son témoin est son beau-frère Edouard Lépine, le marie de Marie-Anna, ce qui veut dire que Marie-Anna est "sa sœur" d'une manière ou l'autre.

Quand Marie-Anna est baptisée à La Malbaie sa marraine est Oliva Thivierge, épouse de Thomas Fortin. Ce Thomas est le frère de Mathilde, fils de Joseph et Émilie Guérin.

Qui est ce Joseph Fortin, père de Louisa? Serait-ce le propre père de Mathilde? Ou Joseph Fortin peut être n'importe qui, or, a-t-on inventé ce nom pour donner le nom de la mère aux filles? Qui sait?
Bonjour Gisèle et merci pour ces précisions !
J'ai eu l'occasion de faire quelques recherches à ce sujet car je voulais identifier correctement Marie-Anna dont Charles Delourme cite souvent dans ses lettres. Lui aussi la mentionne comme sœur de Louisa. J'avoue que je ne me suis pas trop attardé après avoir trouvé les baptêmes de Louisa et de Marie-Anna, et du second mariage de Louisa avec Armand Carrier. Le cas de la "mère" des filles, soit Mathilde Fortin, m'intéresse aussi, en particulier son mari français Gabriel Rancher, qui lui fera sans doute l'objet d'un autre article ! Vous avez la primeur de cette annonce :)
Citer
+1 #4 Gisèle Vézina 21-02-2015 10:43
Mathilde Fortin épouse de Gabriel Rancher est née le 14 déc. 1865 à St-Fidèle, Charlevoix, fille de Joseph Fortin et d'Émilie Guérin. Ce Joseph Fortin se marie trois fois dont le premier mariage avec Léolie Bilodeau, le 10 fév. 1846 à la Malbaie mariage déclaré nul. Puis il épouse Émilie Guérin 1851 (Malbaie) et Madeleine Bouchard 1868 (Roberval).

Quand Louisa se remarie à Montréal (St-Jacques) avec Armand Carrier, le 2 août 1921, son témoin est son beau-frère Edouard Lépine, époux de Marie-Anna. Donc consédérées comme les deux sœurs.

Au baptême de Marie-Anna à la Malbaie en 1901, sa marraine Oliva Thivierge, est la belle-soeur de Mathilde, épouse de son frère Thomas et tous les deux enfants de Émilie Guérin.

Gisèle Vézina généalogiste de l'Association des Fortin d'Amérique. J'ai épousé un Fortin, j'ai épousé tous les autres...
gizvez AT videotron.ca
Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
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+1 #3 Gisèle Vézina 21-02-2015 10:33
Voici quelques renseignements supplémentaires. Mathilde Fortin épouse de Gabriel Rancher est née le 14 décembre 1865, fille de Joseph Fortin et d'Émilie Guérin. Je Joseph contracte un premier mariage avec Léolie Bilodeau, le 10 février 1846 à La Malbaie, acte annulé. Il se remarie deux autres fois, Émilie Guérin, le 4 nov. 1851 et Madeleine Bouchard le 21 avril 1868 à Roberval
Or, Louisa Fortin se remarie à Montréal avec Armand Carrier, le 2 aoùt 1921, son témoin est son beau-frère Edouard Lépine, le marie de Marie-Anna, ce qui veut dire que Marie-Anna est "sa sœur" d'une manière ou l'autre.

Quand Marie-Anna est baptisée à La Malbaie sa marraine est Oliva Thivierge, épouse de Thomas Fortin. Ce Thomas est le frère de Mathilde, fils de Joseph et Émilie Guérin.

Qui est ce Joseph Fortin, père de Louisa? Serait-ce le propre père de Mathilde? Ou Joseph Fortin peut être n'importe qui, or, a-t-on inventé ce nom pour donner le nom de la mère aux filles? Qui sait?
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0 #2 Hervé 16-02-2015 08:14
Citation en provenance du commentaire précédent de Cel :
Quel destin! Et un billet super bien documenté. Bravo
Merci Céline !
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+1 #1 Cel 16-02-2015 03:57
Quel destin! Et un billet super bien documenté. Bravo
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