Jean Gélinas (Gellineau) est né vers 1646 à Saintes (Charente - France) et s'est engagé à Arnaud Peré (marchand représentant Pierre Boucher) à La Rochelle le 11 mai 1658 avec son père Étienne pour travailler pour Pierre BOUCHER, sieur de Grosbois, en Nouvelle-France. Arnaud Peré convient d'un contrat de 3 ans avec les Gélinas (Jean et Étienne son père) à raison d'un salaire de 108 livres tournois par année et seront logés et nourris chez le sieur Boucher. On suppose qu'il est arrivé le 6 août 1658 à Québec embarqué sur le Taureau parti de La Rochelle (Charente-Maritime).

Il est le SOSA 1632, 3328, 3540 & 3360 aux générations 11 et 12 de Chloé.

 

Jean s'est marié avec Françoise de Charmenil en 1667, seul son contrat de mariage a été trouvé chez le notaire Latouche le 17 octobre 1667 au Cap-de-la-Madeleine (Québec).

Le 31 octobre 1694 à Trois-Rivières, Louis de Buade, Comte de Frontenac, et Jean Bochart de Champigny, gouverneur et intendant de la Nouvelle-France, cèdent à Jean Gélinas, habitant de la seigneurie de Bécancour, d'un emplacement situé aux Trois-Rivières (source : BAnQ - E1,S3,P170), lequel contenant six toises de face sur le devant du fleuve Saint-Laurent et dix de profondeur, afin d'y faire bâtir les commodités pour sa maison.

(Source : Développement du commerce transatlantique Poitou-Charente et Nouvelle-France)

Si à cette époque il n'y a rien d'extraordinaire de se faire attribuer sa terre par les seigneurs de la colonie, Jean Gélinas s'est fait connaître par d'autres événements peu orthodoxes. Le troc avec les indiens était légalisé par les trappeurs assermentés pour échanger des fourrures contre des produits de fabrication européenne, dont diverses pièces de métal (p. ex. des haches, des couteaux en fer, des clous), de la corde et des vêtements usagés, mais en il était interdit d'en faire en dehors de la traite de la fourrure. Parmi les divers documents trouvés à son sujet, il existe plusieurs condamnations pour troc d'alcool avec les amérindiens, vol à l'étalage, et pour promesse non tenue.

(Source : Musée Mc Cord)

1. Le 4 septembre 1666 à Trois-Rivières, information d'office, à la requête du procureur fiscal, contre un Sauvage (Amérindien) nommé Prahanvuan (Wahanovan Ouivangée, 8vanngée), de la nation des faiseurs de porcelaine, interprété par le Révérend Père Gabriel Drouillet, de la Compagnie de Jésus (Jésuite), ayant soin des Sauvages, accusé d'avoir échangé de la porcelaine pour l'eau-de-vie (alcool) avec Jean Gelinas (Gelineau), témoignage dudit Sauvage, mention d'un collier de porcelaine, il affirme que toute l'eau-de-vie qu'il a bu l'a été dans la maison dudit Gélinas et que c'était la première fois de sa vie qu'il en buvait, Signé Jean de Lafond, témoin de la déposition dudit Sauvage; suit la fin d'un autre témoignage (manque le début) qui affirme que le dit Gélinas donna effectivement de l'eau-de-vie audit Sauvage en sa maison mais qu'après qu'ils furent sortis il continua de lui en donner.

(Source Bibliothèque et Archives nationales du Québec - TL6,D150)

2. Le 20 janvier 1667 à Trois-Rivières, comparution de Jean Gélineau (Gélinas), de Cap-de-la-Madeleine, désavouant le révérend père Drouillet qui affirmait que le dit Gélineau avait échangé une certaine quantité d'eau-de-vie (alcool) contre des mitasses, une vieille chemise, une ceinture de porc-épic neuve, un collier de porcelaine de 5 cens, un canon de porcelaine et du poil rouge en forme de couronne à tête.

(Source Bibliothèque et Archives nationales du Québec - TL3 511 Page 451)

3. 13 novembre 1685 à Trois-Rivières, requête de Nicolas le Comte (Lecomte), marchand boucher des Trois-Rivières, qui a fait élection de domicile en la maison de Joseph Petit, sieur de Bruno (Bruneau), sise aux Trois-Rivières, demandeur, contre Jean Gélineau (Gélinas), demeurant à Villiers, comparant par Françoise Charmesnil (Germani, Germanie), sa femme, défendeur, pour la somme de 15 livres pour un quartier d'une vache en viande que ladite Françoise aurait pris de force quand il débitait la vache chez Jacques Aubuchon (*); il est ordonné que le défendeur devra payer le quartier de viande à 3 sols la livre et il est condamné aux dépens de la présente, signé Bourbaux (Bourbeau).

(Source Bibliothèque et Archives nationales du Québec - TL3 511 Page 1926)

(*) Il se trouve que Jacques Aubuchon (Aubusson) est aussi ancêtre de Chloé !

4. Le 26 février 1703 à Trois-Rivières, requête de Pierre le Boullanger (Boulanger, Leboulanger) de Saint-Pierre, du Cap-de-la-Madeleine, demandeur, contre Jean Gelinas (Gélinas) père, habitant de Bécancour, défendeur comparant par Pierre Rochereau, son gendre, pour que le défendeur soit condamné à lui livrer le nombre de 50 bottes de foin qu’il lui doit par une convention faite avec lui qu’il se servirait d’une terre qu’il a contre celle dudit défendeur pour y faire héberger ses bêtes; le défendeur répond que ledit Gelinas n’a fait aucune convention avec le demandeur et que les bestiaux ont été hébergés au Cap; ledit Gelinas est ordonné de comparaître en personne dans une quinzaine; dépens réservés.

(Source Bibliothèque et Archives nationales du Québec - TL3 511 page 2614)

5. Le 20 mars 1703 à Trois-Rivières, comparution de Jean Gelinas (Gélinas), habitant de la seigneurie de Bécancour, défendeur assigné à la suite de la requête du demandeur datée du 26 février dernier, le sieur Pierre Le Boullanger (Leboulanger, Boulanger) dit Saint-Pierre, du Cap-de-la-Madeleine, pour y répondre comme quoi il nie avoir promis au sieur de Saint-Pierre les 50 bottes de foin en question, qu’à la vérité, il lui avait demandé la jouissance de sa terre pour y faire pacager (pâturer) ses bestiaux jusqu’à la rivière Marguerite; le demandeur répond que ladite rivière et les environs ne lui appartenaient pas, mais plutôt à la demoiselle de Vieuxpont et qu’il ne voulait se rapporter au serment de Gelinas et qu’il est prêt à prouver et justifier sa demande; il est permis audit sieur de Saint-Pierre de faire enquête et donner témoins dans une quinzaine; dépens réservés.

(Source Bibliothèque et Archives nationales du Québec - TL3 S11 page 2619)

La vie ne semblait pas être facile pour cet ancêtre !

   Et vous, avez-vous des actes de condamnation montrant le caractère ou les conditions de vie de vos ancêtres ?

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